Invitation à vivre
l'instant présent
Vivre
l'instant présent et le laisser s'inscrire en nous l'espace
d'une éternité.
Tel est le projet de Christine Salvador et Esther Sobin.
Photographe sensible, elle a su capter ce qui dans l'infime d'un instant contient
justement cette part d'universel qui est présent en chacun.
"Ce que j'ai voulu transmettre à travers ces textes et ces photos,
c'est à la fois la complexité de l'Etre et l'infinitude de la Sagesse" a écrit
Christine Salvador.
Cette recherche d'une expression intime est partie de la rencontre
des quatre éléments:
eau, feu, bois, terre.
Des mains tendues, des mains offrandes, des mains berceaux, des mains accueils,
des mains fécondes.
Invitation à se réunifier, à réconcilier le corps,
l'esprit et le cœur et au-delà cheminer pour une réconciliation
plus universelle avec le Tout.
Entre texte et photo circule un accord, une énergie, le rythme des saisons.
Des mots clés: beauté, abondance, sensibilité, humilité,
bonheur, lumière, acceptation, respect, force, présence, vivance,
petits cailloux blancs sur un chemin d'espérance, pour atteindre l'essentiel.
Cela chacun le découvrira et l'agrandira avec le meilleur de lui.
Jacques
Salomé. Roussillon le 17/01/03
Christine
Salvador & Esther Sobin
Christine
et Esther se connaissent depuis des années. La vie en a longtemps
fait des voisines et des amies, dans un petit hameau tranquille entre
Ménerbes et Lacoste. Très récemment, Christine
a proposé à Esther l’aventure qui les réunit
aujourd’hui.
Christine est « thérapeute psycho-corporelle » à
l’écoute de l’énergie au plus profond de l’être.
Plus simplement, elle se définit elle-même comme une archéologue
du corps. Cela évoque une respectueuse exploration de strates
accumulées, une mise à jour sensible et infiniment délicate.
Cela implique une relation par le toucher. Cela signifie aussi une aide
dans le plus grand respect de l’autre.
Entre elle et l’autre, entre le corps, l’esprit et le cœur,
entre le tangible et l’indicible, les mains de Christine font
le lien.
Esther est photographe. La photographie s’est très vite
imposé à elle comme le juste langage, le moyen qui permet
de révéler l’extraordinaire du réel, la magie
du naturel, l’éternité de l’instant. Esther
photographie jusqu’ici des paysages, sans autre présence
humaine que celle du photographe et ensuite celle du spectateur. Elle
appelle ces images des paysages intérieurs.
Le choix du noir et blanc, la pratique minutieuse et sensible du développement,
l’alchimie du tirage et la volonté d’être elle-même
partie prenante de toutes les étapes du processus photographique
lui permettent de lever certains des voiles qui enveloppent cette réalité
qui la fascine et de la révéler. L’Art réside
peut-être dans le choix des voiles qu’on lève et
de ceux que l’on laisse.
Christine a suggéré à Esther de photographier ses
mains. Le résultat est un magnifique chant à deux voix,
la jubilation d’un contact rare, le nectar de l’expression.
Michel
Biehn